Intercom Balleroy Le Molay-Littry, musée de la mine de Littry

Le musée de la mine et ses gueules noires

Balleroy et Littry : déjà un passé commun !

Plaque de mineur de la mine Littry

C’est en Novembre 1744 que Louis XV accorda le droit d’exploitation de ce gisement de charbon au Marquis de Balleroy (Jacques-Claude-Augustin de Lacour)

La concession de la Mine de Littry devait être l’une des premières en France accordées sur une telle échelle puisque celle d’Anzin n’intervint que quelques mois plus tard. Elle s’étendait sur quinze lieues de longueur (60 km) et huit de largeur (32 km).

Elle était limitée à l’Est et à l’Ouest par les vallées de l’Orne et de la Vire, au Nord par le rivage de la Manche, au Sud par une ligne joignant les villes et bourgs de Saint-Lô, Caumont, Villers-Bocage et Goupillères. Le découpage devait en être réduit à différentes reprises, au fur et à mesure que se précisaient les contours des cuvettes ayant recueilli les dépôts du carbonifère, puis subi les bouleversements volcaniques du secondaire qui donnent à l’ancienne dépression, ce que les géologues nomment « GOLFE DU COTENTIN ». Il ne subsiste, de nos jours, de cette petite mer intérieure située à la charnière du Bessin et du Cotentin que la Baie des Veys, prolongée de ses polders.

Suite et Fin ?

Les méthodes d’extraction du charbon n’avaient guère évolué en France alors qu’en Angleterre, une véritable industrie avait pu se développer. Nous étions restés bien en deçà des techniques d’outre-Manche, et l’entreprise du Marquis de Balleroy ne fut pas une réussite.

L’histoire ne nous a pas transmis le nom du véritable « inventeur », celui dont le coup de pioche heureux devait faire naître de toutes pièces le bourg-centre de LA MINE qui demeure un des plus vivants de Basse-Normandie, sans doute parce qu’il en est le plus jeune. Néanmoins, le premier vrai puits ouvert dès 1743 s’appela « Fosse Le Sauvage n°1 » et l’on peut en tirer l’hypothèse que notre obscur manant portait ce nom !

De la houille, on en remonta, mais quand on connaît les préjugés qui couraient encore, même parmi les premiers industriels, concernant le combustible fossile, on peut comprendre que Monsieur de Balleroy fit de très mauvaises affaires. Lorsqu’il se décida à céder la mine le 6 Juin 1747 à la « Compagnie des Mines de Littry » moyennant cent cinquante mille livres, et sous réserve, il est vrai, d’un tiers des bénéfices (à venir !), il assurait la pérennité d’une entreprise qu’il ne pouvait plus conduire. Son grand mérite est d’avoir déclenché en un lieu choisi (dont nous avons fait héritage) un processus de vie, qui fut stimulé par d’autres.

L’affaire fut gérée avec tant de sérieux qu’elle devait encore tenir le haut du carreau quelque deux cents ans plus tard,(deux puits de mine sont rouverts entre 1941 et 1950) après une longue interruption due à la concurrence anglaise, tout en laissant à nos enfants, sous nos pieds, des possibilités d’investigation au sujet desquelles le dernier mot n’a pas été dit…

« Ces Mineurs de Littry » de Claude PEZERIL édité par Chez l’auteur 1978
à lire également « Le Bessin Oublié » du même auteur Edition Bessin Oublié 1991

Musée de la mine : suivez le guide !

Le musée de la Mine du Molay-littry est un musée de site. L’exploitation minière a cessé en 1880.

En 1902, un bienfaiteur de la commune rassemble les objets et outils relatifs à l’exploitation minière et crée un musée dans un bâtiment construit à cet effet, puis lègue ce musée à la commune du Molay-littry.

Présentation de la machine à vapeur des frères Périer pour l’extraction de charbon (1798). Reconstitution d’une galerie de mine de 70 mètres de long. Présentation d’une maquette du siège n°5 de la mine de Bruay-en-Artois maquette réalisée au 1/10e pour l’Exposition universelle de 1989.

L'Intercom Balleroy Le Molay-Littry - Communauté de communes - Les Ecoles - 1336 Route de Balleroy - 14330 Le Molay-Littry - Tél : 02 31 21 42 27 - Fax : 02 31 21 47 77
Horaires d'ouverture : du Lundi au Vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
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